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Le trafic d'animaux sauvages, un danger pour la biodiversité.

 

         Serrés les uns contre les autres, n’ayant pas la place de bouger et tout juste celle de respirer, des Amazones gesticulent dans un sac de riz bien ficelé. Cela faisait déjà plusieurs jours qu’ils subissaient des privations et des maltraitances. Capturés à la colle ou parfois enlevés au nid par des trafiquants, leur sinistre destin et tout ce qu’il peut engendrer ne fait que commencer.

Rassemblés dans des cages dont l’aspect sanitaire est déplorable, ces Psittacidés s’entassent en attendant d’être suffisamment nombreux pour partir par lot pouvant atteindre plus de 50 individus. Une fois l’effectif escompté obtenu, ce sont des risques insensés (ou presque) que vont prendre ces trafiquants qui bien souvent, à ce stade du commerce, ne sont que de simples passeurs de frontières et de « points chauds ».

 

Difficile d’estimer le nombre d’oiseaux en transit sur le territoire amazonien chaque année. Encore plus difficile d’avancer un chiffre concernant le règne animal dans son ensemble.

Malgré cela, les flux financiers clandestins et les statistiques démontrent que le trafic d’animaux se place en 3ème ou 4ème position après la drogue et les armes. L’animal vivant ou mort finance pour une partie non négligeable les trafics aux premiers rangs.

Affirmation peu surprenante lorsque l’on connaît le prix que peut atteindre un Coq de Roche sur le marché européen.

À qui la faute ? À un système de réseaux d’élevages peu développé, mal maîtrisé et dans lequel l’introduction d’animaux issus du milieu naturel semble être monnaie courante.

À une pauvreté croissante dans la plupart des pays du monde, qui pousse l’homme vers « l’argent facile » au détriment des risques encourus.

À une législation insuffisamment harmonisée entre les pays et si peu vulgarisée pour le grand public. Public qui bien trop souvent, par manque de notion écologique, ne se rend même pas compte du mal qu’il fait.

Aux naturalistes égoïstes à tendance coloniale affichant un désir incommensurable de posséder des spécimens rares et de pure souche naturelle.

Ou bien tout simplement à la bêtise humaine si peu respectueuse d’elle-même qu’elle est bien incapable de conserver l’équilibre qui l’entoure.

 

Trop facile de critiquer, de dénoncer alors qu’au final, c’est l’affaire de tous. Nombre d’entre nous ont été témoins de trafic malgré eux et peut-être même ont été acteurs sans le savoir. Prenons l’exemple de la Guyane, département français, qui durant des années a toléré des soi-disant zoos. L' enjeu touristique mis en avant par les collectivités était bien plus important que l'argent sale produit par ses structures qui ne constituaient pas une forme de commerce illégal auquel chaque visiteur participait. Il est vrai que la Guyane est depuis peu détentrice d'un zoo aux normes payé en grande partie par l'état, c'est à dire nous tous. Du ménage a été fait dans les structures illégales, mais posez-vous tout de même la question de la provenance de ces magnifiques aras et autres félins rencontrés prisonniers de cages au détour d'un layon !!!!!

 

La négligence de tout à chacun et le laxisme de la conscience collective nous conduisent depuis des années vers un « business nature » trop encré dans le décors de notre société. Qu’allons nous raconter à nos enfants ! Pourrons-nous dans 30 ans leur faire découvrir des Aras en Amazonie sans faire 5 jours de marche en forêt (ce qui est déjà presque le cas !!).

Le problème reste entier et ne permettra pas qu’une solution y soit trouvée dans 20 ans, au risque qu’il soit trop tard.

Quel enseignement retenir d’une telle réalité, puisqu’il s’agit de cela.

Chaque être humain avec sa sensibilité se crée sa vision du monde. Il n’y a probablement pas d’idéal prédéfini. Il n’en reste pas moins que certaines règles sont à respecter si l’homme veut prospérer dans un monde sain.

L’équilibre de notre environnement est pour moi la première et la plus fondamentale règle sans laquelle le reste n’a que peu d’avenir.

Sans prétendre pouvoir changer le monde du jour au lendemain, commençons par arrêter de cautionner cette exploitation abusive et irrationnelle de « dame nature » en refusant de fermer les yeux face aux trafics et en rejetant l’idée que tous les hommes ne puissent pas être éduqués au respect de l'Environnement.

 

THYROPTERAMUNDO

 

 

Preuve en photos que l'amazonie est dévastée.

 

Voici le travail photographique d'un membre de GREENPEACE qui met en relief la catastrophe écologique qui se joue tous les jours en Amazonie.

Voir le diaporama sur le lien : http://forets.greenpeace.fr/deforestation-en-amazonie-le-travail-du-photographe-daniel-beltra-recompense-par-le-prince-charles

Ne pas acheter de viandes élevées sur ces territoires défrichés, c'est ne pas cautionner cette déforestation . Soyons responsable pour donner une chance à nos enfants de pouvoir découvrir un jour une forêt amazonienne encore sur ses pieds.

THYROPTERAMUNDO

 

GREEN : Film primé au Festival International du Film Ornithologique de Megnigoute

 

A voir absolument, GREEN est le film qui a gagné le Festival de Mégnigoute en 2009. Il traite d'un sujet connu mais toujours sensible. A savoir, la déforestation et ses conséquences sur la faune dans la zone de l'Indonésie.

Son angle d'attaque et la façon dont il a été mis en scène en font un documentaire de grande qualité où chacun pourra se faire son opignion.

Pour le visionner aller sur :         http://greenthefilm.com

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